La polémique suscitée par les propos de nouveaux bacheliers de la diaspora sur les réseaux sociaux n’a pas laissé indifférent le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano. Lors de la traditionnelle montée des couleurs nationales, ce lundi 2 novembre 2026, à l’immeuble de l’Éducation à Ouagadougou, il a réagi avec fermeté aux déclarations visant le Burkina Faso, tout en appelant à la défense de l’école burkinabè.
« Si le Burkina ne leur convient pas, qu’ils repartent d’où ils viennent. Nous sommes très fiers d’être des Burkinabè et nous nous battons toujours pour que le Burkina soit meilleur », a déclaré le ministre devant les travailleurs mobilisés pour cette cérémonie.
Présidant cette montée des couleurs aux côtés de son collègue de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, le Pr Adjima Thiombiano a particulièrement insisté sur la nécessité de préserver le système éducatif national face aux comportements qu’il juge contraires aux efforts de refondation engagés.
Revenant sur les propos relayés la semaine précédente sur les réseaux sociaux, il a prévenu qu’aucune tentative de perturbation du système éducatif ne serait tolérée. « Que ce soit dans le cadre du Pacte NEKRÉ, que ce soit dans la nouvelle dynamique impulsée par les plus hautes autorités de ce pays, il n’y aura aucune chance à qui que ce soit, d’où qu’ils viennent, de venir perturber notre système éducatif », a-t-il averti.
Le ministre a également invité les acteurs de l’éducation à faire preuve de vigilance et à se mobiliser pour préserver les acquis. « Chacun de vous devra s’ériger en rempart face à des comportements qui frisent souvent la révolte », a-t-il lancé, avant d’insister sur la responsabilité des Burkinabè dans la construction de leur système éducatif.
« Chacun devrait ressentir cette fierté de revenir apprendre chez lui et de créer des conditions idéales pour que chacun puisse véritablement être fier », a-t-il poursuivi.
Tout en tenant ce discours ferme, le Pr Adjima Thiombiano a précisé que le Burkina Faso restait ouvert à ceux qui souhaitent y poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. « Si un enfant quitte ailleurs pour venir étudier chez lui, c’est noble. Nous l’accueillons tant que les intentions sont bonnes. Mais un enfant qui vient pour dénigrer ce pays, il trouvera tous les Burkinabè sur son chemin », a-t-il déclaré.
Il a ensuite réaffirmé la détermination des autorités à protéger les transformations engagées dans le secteur de l’éducation. « Il n’y aura pas de place pour ces enfants égarés dans nos campus. Nous n’allons pas tolérer que tout ce que nous avons construit en quatre années soit battu en brèche par ces enfants », a insisté le ministre.
Au-delà de cette réaction, le Pr Adjima Thiombiano est revenu sur le Pacte NEKRÉ pour la Refondation de l’école burkinabè, lancé le 17 octobre 2026 à Kaya. Ce pacte vise notamment à assurer une meilleure cohérence du système éducatif, du préscolaire à l’université. Il a appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier cette initiative pour parvenir à une véritable transformation de l’école nationale.
L’ambition, selon lui, est de parvenir à « cette renaissance réelle de l’école burkinabè ».
Avant de livrer son message, le ministre a également adressé ses félicitations aux Forces armées nationales qui ont célébré, le 1er novembre 2026, leur 66e anniversaire. Il leur a exprimé sa reconnaissance pour leur engagement dans la défense du territoire national.
« Nous sommes fiers pour le combat que ces hommes et ces femmes mènent, abattent au quotidien pour que le Burkina puisse rester encore debout », a-t-il souligné.
Cette cérémonie de montée des couleurs a ainsi été l’occasion pour le ministre de réaffirmer son attachement à la refondation de l’école burkinabè, tout en adressant un avertissement aux personnes dont les prises de position pourraient, selon lui, compromettre les efforts engagés dans le secteur éducatif.


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