La 5ᵉ édition de la Journée Internationale de la Veuve et de l’Orphelin (JIVO) s’est tenue ce samedi 26 septembre 2026 à Boulsin, dans la commune rurale de Tanghin-Dassouri. Organisée par l’ONG Assistance Internationale Mère et Enfant (AIME), la cérémonie a été marquée par la remise de 10,5 tonnes de vivres et de kits scolaires au profit de veuves et d’orphelins. L’initiative était placée sous le thème « Veuves et Orphelins : notre solidarité, leur dignité ».
À travers cette journée, AIME entend rappeler la nécessité d’une solidarité constante envers les personnes vulnérables. Depuis cinq ans, l’organisation mène cette activité pour apporter un soutien aux veuves et aux orphelins et attirer l’attention sur leurs difficultés. À Boulsin, autorités, partenaires et bénéficiaires se sont retrouvés autour de cette même préoccupation.

Pour Abraham Nikiema, président de l’AIME, la JIVO constitue avant tout un cadre pour porter un regard de compassion et de solidarité sur les veuves et les orphelins. « L’objectif de cette journée est de jeter un regard de compassion, de solidarité à l’endroit des orphelins, qui sont vraiment des couches vulnérables. Et également pour interpeller tout le monde à la solidarité, à la compassion », a-t-il expliqué.

Cette année, l’organisation a pu mobiliser 10,5 tonnes de vivres destinées aux personnes vulnérables. Selon Abraham Nikiema, cette opération a été rendue possible grâce à l’accompagnement de SONAGESS, qui a permis à l’ONG d’acquérir les vivres à prix social. Des kits scolaires ont également été remis, un geste qui intervient dans le contexte de la rentrée scolaire.
Chargé de mission auprès du ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le camarade Zakaria Nezien a salué l’initiative. Il a notamment relevé l’importance de l’appui apporté aux familles vulnérables en cette période de rentrée. « Un tel événement où on constate quand même qu’il y a des kits scolaires, il y a des vivres pour nos mamans. Tout cela participe à une bonne organisation de la rentrée scolaire », a-t-il déclaré.

Au-delà de ces dons, AIME veut toutefois inscrire son action dans une perspective plus durable. Pour son président, l’aide alimentaire et les kits constituent une réponse immédiate, mais ils ne sauraient constituer à eux seuls une solution à long terme. L’ONG entend ainsi développer des activités génératrices de revenus au profit des femmes accompagnées.
« C’est vrai qu’aider un vivre, un kit, c’est bien, mais l’objectif vraiment dans les années à venir, c’est vraiment développer des activités génératrices de revenus pour elles, nous organiser pour qu’elles puissent entreprendre pour pouvoir elles-mêmes vraiment se prendre en charge », a expliqué Abraham Nikiema.
Cette orientation vers l’autonomisation constitue désormais l’un des axes que l’organisation souhaite renforcer. Il s’agit pour AIME de permettre aux bénéficiaires de disposer progressivement de moyens leur permettant de subvenir elles-mêmes à leurs besoins, plutôt que de dépendre uniquement des appuis ponctuels.
Après cinq années d’existence, l’ONG estime que son action a progressivement pris de l’ampleur. Partie de Bobo-Dioulasso, elle intervient désormais dans plusieurs localités, notamment dans des villages de la région du Kadiogo, de l’Oubri et à Bobo-Dioulasso. Pour Abraham Nikiema, cette évolution est le résultat de la mobilisation de l’équipe de l’organisation, mais aussi de l’accompagnement des autorités et des bonnes volontés.

La 5ᵉ JIVO aura ainsi permis de conjuguer assistance immédiate et réflexion sur les moyens de renforcer durablement les capacités des veuves et des familles vulnérables. Pour AIME, l’enjeu des prochaines années sera de poursuivre la solidarité tout en donnant davantage de place aux initiatives susceptibles de favoriser l’autonomie économique des bénéficiaires.

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